Rénovation d’une toiture ardoise épaisse en Loire-Atlantique

Introduction

Certains chantiers sortent vraiment de l’ordinaire. L’an dernier, un client nous a contactés avec une question franche : « Est-ce que ce chantier est dans vos compétences, et est-ce qu’il vous intéresse ? » Il savait que sa toiture n’avait rien de classique. Ardoise très épaisse type lauze, pose en pureau décroissant, fuites importantes… et une volonté claire : garder un maximum des ardoises d’origine.

Pour l’équipe de Couverture Lamoricière, basée à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, la réponse a été oui. Retour sur trois mois et demi de travail minutieux, entre réemploi, technique et patience.

Une toiture d'exception, mais une toiture qui fuyait

Le premier rendez-vous de chantier

Dès la visite sur place, Yannick Desfontaine a confirmé ce que le client pressentait : « La toiture était composée d’une ardoise très épaisse, de type lauze, avec une belle teinte mordorée. Ce n’est pas le genre de couverture qu’on croise tous les jours. »

Autre particularité : une pose en pureau décroissant. Les ardoises les plus grandes sont posées en bas du versant, puis leur taille diminue progressivement en remontant vers le faîtage. Une technique ancienne, très esthétique, mais exigeante.

Un problème de fond : la pose d'origine

Le client nous a signalé que la toiture fuyait énormément. En regardant de près, la cause est apparue : lors de la pose initiale, le pureau n’avait pas été adapté à la pente du toit. Résultat : un recouvrement insuffisant entre les ardoises, et l’eau qui finit par passer.

Le défi était donc double : corriger ce défaut technique tout en conservant l’aspect et le caractère de cette couverture.

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Sauver les ardoises existantes : un travail de fourmi

Dépose, tri et stockage par taille

Le chantier a démarré début juin 2026. Plutôt que de tout remplacer, nous avons fait le choix de reprendre au maximum les ardoises existantes.

Concrètement, chaque ardoise a été :

  • déposée avec soin pour éviter la casse ;
  • contrôlée une par une ;
  • triée et stockée sur différentes palettes, par ordre de grandeur.

Ce classement était indispensable. Avec un pureau décroissant, chaque taille a sa place précise sur le versant. Sans ce tri rigoureux, impossible de reposer la toiture dans les règles.

Pourquoi un chantier aussi long ?

Trois mois et demi, c’est long pour une toiture. Mais ici, la manutention était énorme : enlever, trier, stocker, puis reposer des ardoises épaisses et lourdes, à la main. C’est le prix à payer pour préserver l’authenticité d’une couverture de ce type.

Une toiture entièrement remise à niveau

Un support refait à neuf

Les fuites répétées avaient fortement abîmé le support. Nous l’avons entièrement refait, pour repartir sur une base saine et durable.

Une ventilation enfin présente

Point souvent négligé : la ventilation de la toiture était tout simplement inexistante. Or, sans circulation d’air, l’humidité stagne sous la couverture et fatigue le bois. Nous l’avons nettement augmentée pour protéger la charpente sur le long terme.

Des gouttières zinc sur mesure

Toutes les gouttières en zinc ont été remplacées. Elles ont été façonnées spécialement, avec un plus grand développement, pour absorber sans difficulté le volume d’eau d’une toiture de cette taille. Un travail de zinguerie sur mesure, comme sur nos chantiers patrimoniaux.

Une pose au clou, dans les règles de l’art

La repose des ardoises a été réalisée au clou, en respectant cette fois le pureau adapté à la pente. C’est ce détail, invisible depuis le sol, qui fait toute la différence en matière d’étanchéité.

Le second versant : une ardoise d'Espagne épaisse et calibrée

Malgré tous nos efforts, toutes les ardoises d’origine n’ont pas pu être sauvées. Certaines étaient fendues, d’autres trop usées.

Pour le second versant, nous avons donc travaillé de la même manière que sur le premier, mais avec une ardoise d’Espagne épaisse, calibrée pour la couverture. Un choix qui permet de garder une cohérence visuelle avec le versant d’origine, tout en garantissant une toiture fiable pour les décennies à venir.

Un résultat concluant malgré les difficultés

Au final, la toiture a retrouvé son étanchéité et son caractère. Comme le résume Yannick : « C’était un chantier techniquement difficile, mais c’est aussi pour ce type de défi qu’on fait ce métier. Le résultat est à la hauteur. »

Un grand merci à notre client pour sa confiance sur ce chantier aussi intéressant que valorisant pour toute l’équipe.

Conclusion : votre toiture ancienne mérite un vrai couvreur

Ardoise épaisse, lauze, pureau décroissant, réemploi des matériaux d’origine… Ces toitures demandent un savoir-faire que tous les couvreurs ne maîtrisent pas. Depuis Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Couverture Lamoricière intervient sur ce type de chantiers partout en Loire-Atlantique et dans le sud Loire : Nantes, Rezé, Pornic, Machecoul, Sainte-Pazanne et communes voisines.

Votre toiture en ardoise fuit, ou vous souhaitez la rénover sans perdre son cachet ? Contactez Couverture Lamoricière pour une visite sur place et un devis personnalisé. Nous étudions avec vous ce qui peut être conservé, et ce qui doit être remplacé.